Le numérique à l’école aurait-il du plomb dans l’aile ? L’hyper connexion des jeunes inquiète à juste titre. Une note de l’OCDE tire la sonnette d’alarme et un guide du bon usage commis par les experts de la commission écrans a été remis au président Macron. Il y a une relation entre les mauvaises performances des élèves et le temps passé devant les écrans, des conséquences néfastes pour les cerveaux, un retard scolaire avéré.
Orthographe et syntaxe objets de maltraitance
Le premier ministre Gabriel Attal et la ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet ont ainsi parlé de concert et appelé de leurs vœux « une pause numérique au collège », et plus largement d’une pause du numérique à l’école. Prenons-en acte. Ceux qui corrigent beaucoup comme moi, de la sixième aux classes préparatoires, connaissent l’étendue du désastre. J’ai été réquisitionnée encore cette année comme examinatrice à l’écrit et à l’oral des épreuves anticipées du bac de français. J’ai vu une fois de plus à quel point les écritures ne sont pas maîtrisées. Et, allant de pair, à quel point l’orthographe et la syntaxe sont maltraitées. Plus jamais une copie, même très bonne, à moins de dix fautes ! Celles à plus de cinquante fautes – sans compter accents et traits d’union – sont légion. Le tout est écrit dans une forme de brouillon innommable indigne d’une copie d’examen. Illustration : « c’est deux metaphore nous fait mettre une image sur ses sentiment amoureux » ! (sic) Dès les premières lignes, le correcteur sait qu’il n’y a pas eu assez d’entraînement, pas assez d’heures d’écriture dans la main. C’est patent. Comment bien penser, bien réfléchir sans langue ?
Lire l’article publié le 22 août 2024 sur le blog d’Islean.





